TEST TELEMARK MOVEMENT GO 106

Sortis l'hiver 2016/2017, les Go Strong changent de nom et de look pour le millésime 2017/2018. Les Go 106 sont en test chez Marginal dès aujourd'hui et on vous livre nos impressions et un compte-rendu des journées passées à tracer la neige.

GO 106 TELEMARK

Le matos du test :

  • Movement Go 106
  • Cotes 138/106/126 mm
  • Longueur 185 cm
  • Rayon 20 m
  • Fixations 22Design Vice (norme 75)
  • Rocker avant et arrière

Présentation :

Les Go 106 ne sont pas des inconnus puisqu'il s'agit des Go Strong 2017. Testés dès janvier 2016, ils m'ont séduit assez rapidement par leur polyvalence et depuis, si je ne les ai pas aux pieds, ils ne sont jamais bien loin ... en cas que au cas où !

Le test :

On aurait pu faire un copier-coller du compte-rendu réalisé durant l'hiver 16/17, mais c'était l'occasion d'apporter quelques compléments intéressants. Tout d'abord, il ne faut pas avoir peur si Movement le place dans la catégorie "Freeride - Big Mountain" car le toucher de neige n'est pas pareil à ski qu'en telemark.

En poudreuse, puisque c'est leur terrain de jeu favori, les Go 106 procurent des sensations intenses. Pas difficiles, ils se laissent faire selon les courbes que vous choisissez et quand la neige est difficile et lourde, les talons légèrement relevés ne deviennent pas un piège difficile à tourner. Il faut juste avoir confiance, se jeter dans la pente et les Go 106 réagiront docilement à vos sollicitations. Si les spatules arrières sont top, celles qui ouvre le chemin à l'avant ne le sont pas moins et permettent de déjauger avec peu de vitesse déjà.

Les champs de mines des bords de pistes deviennent "intéressants" car malgré 106mm de semelle sous les chaussures et leur importante longueur, les Go 106 restent très maniables et procurent sufisamment de plaisir pour avoir envie d'y retourner au plus vite. Ils impressionnent par leur stabiilté et par la facilité de changer de trajectoire rapidement. Ni la spatule avant, ni l'arrière ne "traînent" dans la neige.

En piste sur neige molle, c'est l'éclate et ça peut aller vite, très vite. Le passage d'un carre sur l'autre permet aux skis de prendre de la vitesse tout en gardant la stabilité. Une fois lancé dans le virage, toute modification du centre de gravité a une incidence sur le comportement des ski et avec un peu d'habitude, cela devient un jeu : débuter le virage par une bascule, rentrer les épaules pour fermer la courbe, augmenter l'écart entre les pieds, basculer le poids sur les spatules arrières et recommencer le tout jusqu'à ce que les cuisses n'en peuvent plus. Pas trouvé cette façon de faire dans les manuels, mais c'est tellement bien !

Et sur neige dure, bien glacée ça passe aussi. Il faut avoir des carres bien affûtées et ne pas vouloir se mettre en travers. Drè dans l'pentu, s'abaisser et bien chercher la distance entre le pied avant et arrière et le tour est joué. Cela devient un jeu d'enfant. Les virages courts nécessitent de donner du rythme pour s'en sortir. Les 106mm n'y sont pas pour rien.

Sur le papier, 20m de rayon ça peut paraître trop ! Mais non, les deux rockers permettent une bonne flexion des skis, garantissant de pouvoir "fermer" les virages aisément.

Pour qui ?

Presque tout le monde puisque des débutants dégrossis les ont acquis, ont progressé est n'ont pas regretté leur choix. Il était défini lors du choix que c'était les bords de pistes et l'appel de la poudre qui guidait leur sélection.

Conclusion

L'important pour apréhender et apprécier ce genre de ski est de le tester suffisamment longtemps. Avec les Go 106, c'est un peu comme dans un couple, il faut passer du temps ensemble pour savoir si on est fait l'un pour l'autre. Pas vraiment le coup de foudre au début, c'est en les découvrant petit à petir qu'on les apprécie selon leur potentiel. C'est pour cela qu'on vous propose de les tester au moins une journée.


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